Les arbres palissés

L’histoire des arbres palissés trouve son origine au XVIIe siècle, lorsqu’on chercha à masquer par des arbres les murs des potagers des grands domaines.

Ce palissage « à la diable » devait cacher les murs le plus vite possible : sans chercher ni équilibre ni symétrie, on conservait les branches qui couvraient une surface de mur nue, et on sectionnait les autres à la serpette.

Lors de la construction des murs, on y fichait des os ou des morceaux de bois destinés à fixer les jeunes pousses.

Les jardiniers s’aperçurent qu’ainsi abrités et taillés, les arbres produisaient de gros et beaux fruits. Les techniques s’affinèrent et les premiers traités d’arboriculture furent édités.

Les nouveaux espaliers décollés du mur, fixés sur des treillages de bois se perfectionnèrent à l’extrême pour atteindre leur apogée au XVIIIe siècle, mais le début du XIXe siècle vit déjà commencer le déclin de pratiques très coûteuses et exigeantes en main d’œuvre qualifiée. Le palissage se simplifia à nouveau.

Jusqu’au début du XXe siècle, les espaliers fruitiers sur les maisons étaient courants.

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